Le CSA a entendu les trois candidats retenus suite à la libération de la ressource radioélectrique du réseau R1 et mis en exergue trois conceptions très différentes de télévision locale.
L’audition du 4 octobre avait pour but de choisir un candidat pour la nouvelle édition d’un service de télé locale diffusé à temps plein et en haute définition. Disponible à compter du 20 mars 2018 en Îlede- France, la ressource radioélectrique du réseau R1 est actuellement exploitée par le service BFM Paris. Tous se sont retrouvés pour dire que la pub ne suffirait pas à financer. Si les programmes, destinés aux Franciliens (et Paris) et d’une durée quotidienne de deux heures, présentaient les mêmes thèmes : infos pratiques, services, météo, sport, trafic en temps réel, sorties culturelles, etc., côté innovation, la différence a été patente. Forte de son année d’expérience, de ses 40 journalistes et 2,2 millions de téléspectateurs par mois (15,2 % des Franciliens), BFM a mis l’accent, via son directeur Alain Weill, sur l’utilisation du smartphone et la liberté de tournage qu’il offre. Hyper TV Paris New Monde, par la voix de son président André de Semlyen, a proposé un système économique permettant de choisir en ligne sa publicité personnalisée et ouvrant sur un portail interactif proposant des services hyperlocalisés offerts par les éditeurs de contenus. Ce modèle a déjà été adopté dans 32 pays. En Allemagne, 19 millions de foyers sont ainsi connectés. La manne financière espérée est estimée à 200 millions d’euros d’ici 2020. Avec son association réseau sociaux et intelligence économique via le procédé de collecte de données Meta 4D, Paris New Monde TVN (nouveau service), dirigée par E. Koi, a présenté un projet radical mettant la technologie au service du contenu et qui verra le numérique dépasser l’apport financier de la pub. Tout en suivant un spectacle en linéaire, l’utilisateur pourra aller chercher un complément d’info en ligne (une scène coupée au montage par exemple), adapter sa demande à l’écran qu’il regarde, quand il veut où il veut et même déstructurer et restructurer les programmes selon son bon vouloir. Une chaîne linéaire pourra, elle, lire en instantané l’impact d’un programme en se connectant sur son réseau social pour observer en direct les réactions des “utilisateurs”. Gilles Tourman


