Alors que le milieu du cinéma français reste bien silencieux face à l’affaire Weinstein, allant même jusqu’à pousser des cris d’orfraie quand les féministes dénoncent l’impunité de Roman Polanski, la présidente de l’Association des exportateurs de films, Daniela Elstner (Doc & Films), raconte dans les colonnes du site professionnel Screen le harcèlement sexuel qu’elle a subi. C’était il y a vingt ans et la personne qui a failli la violer est toujours dans le secteur, où elle la croise toujours. Quand elle en a parlé sur le moment à ses collègues, ceux-ci en ont ri, minimisant les faits. “Il n’y a rien de pire après que quelqu’un vous a agressé sexuellement”, explique-t-elle, précisant que face aux réactions, elle n’a pas porté plainte. “Dans notre métier de vente, il y a une part de séduction, nous jouons tous avec, mais elle doit être dans des limites respectueuses”, conclut la présidente de l’Adef.

