Dans un entretien au Journal du Dimanche, Delphine Ernotte a estimé qu’il n’y avait pas de “climat de tension” entre France Télévisions et l’Etat après les durs propos d’Emmanuel Macron sur l’audiovisuel public. “Je parlerais davantage de nouvelles exigences. Nous travaillons sereinement avec un partage clair des responsabilités : au gouvernement et au parlement de définir la réforme, ma mission consiste à offrir une télévision de qualité aujourd’hui tout en préparant celle de demain”, a-t-elle dit, soulignant : “Le président a clairement exprimé une volonté forte de repenser l’audiovisuel public. On ne peut que se réjouir que ce soit de nouveau une priorité.” “Ce n’est pas aux présidents des entreprises publiques de fixer le cadre, c’est le rôle de l’Etat et du législateur”, a-t-elle ajouté à propos de la réforme annoncée. Concernant la motion de défiance votée contre elle, elle déclare : “Je l’ai prise au sérieux et j’ai compris l’inquiétude des journalistes. Je le redis : la qualité de l’information est une l’une de nos priorités et ne sera jamais une variable d’ajustement.”

