Alors que Presstalis doit présenter son plan de restructuration ce lundi, les éditeurs indépendants (Le 1, Ebdo, So Foot, Society, America, Philosophie magazine…) ont constitué un collectif et réclament la tenue d’états généraux de la presse, se sentant lésés par ce plan de sauvetage. “On nous demande de participer à un plan et de financer des mesures soi-disant miracles, mais les personnes qui nous le demandent n’ont pas vu se former un trou de plusieurs dizaines de millions d’euros” dans les caisses de Presstalis, a expliqué Franck Annese, cofondateur de So Press, à l’AFP. “Pour nous qui n’avons pas de grands actionnaires qui peuvent nous sauver, 2,25%, c’est à peu près nos marges, et donc les perdre, c’est grave”, poursuit-il dans Les Echos. Le collectif réclame la “transparence” sur les messageries, et veut prendre “le temps de mettre à plat ce système archaïque”.

