Dans une tribune dans Le Monde, Jean Spiri, ancien conseiller de Michel Boyon, exprésident du CSA, le Conseil l “devrait se défaire de cette prérogative de nomination si encombrante pour mieux se concentrer sur de nouvelles missions”. “Ce qui fondait la régulation audiovisuelle, la rareté des fréquences, n’existe plus. Ce qui doit la fonder désormais, c’est la gestion de la multitude”, ajoutet- il, lui conseillant de s’orienter vers la “corégulation”. Cela revient à “négocier avec tous les acteurs des contenus pour qu’ils acceptent de se soumettre à des règles”, précisant que “le CSA doit devenir leur interlocuteur privilégié sur tous les sujets”. Pour cela, le CSA doit “se rapprocher” de la Hadopi, “travailler” avec la Cnil, et créer une “régulation cohérente” avec l’Arcep.

