Liseron Boudoul, auteure pour le groupe TF1 d’un reportage de 1,20 min sur les petites filles vendues en Afghanistan, a raconté à son retour à Paris, mardi 23 novembre, l’émotion sans précédent qui l’a saisie pendant et après le tournage. Lors des Assises de l’audiovisuel local, qui se sont tenues jeudi 25 septembre, elle a indiqué : “Ces images, je les revis. En tant qu’être humain, je me dis qu’il faut changer quelque chose. “ Elle cherche à aider, avec TF1 notamment, les gamines qu’elle a croisées. La grande reporter de TF1 a continué : “Une fratrie d’enfants sont tous morts de faim, retrouvés dans un appartement. Ce genre de situation va se répéter. La priorité, c’est comment se nourrir. Les membres des ONG, pour certains, ne sont plus payés. Les femmes vivent sans ressources puisqu’elles n’ont plus le droit de travailler.” A part certaines denrées ou certains cafés qui vivent des aides alimentaires, la filière est totalement asséchée, s’est-elle indignée. Les Etats- Unis organisent des discussions au Qatar sur l’Afghanistan. “Je crains que la politisation de l’aide, les avoirs bloqués dans les banques empêchent toute reprise économique. Tant que la communauté internationale conditionnera l’aide, ça sera une erreur” , a-t-elle conclu.

