«Il s’agit d’une opération privée. L’Etat n’a pas à donner son appréciation ou son autorisation. » Auditionnée par la commission d’enquête «Concentration des médias en France», Roselyne Bachelot, ministre de la Culture, a insisté sur la neutralité de l’Etat sur ce projet qui n’est «pas encore finalisé». Elle s’est également présentée comme une «défenderesse résolue de l’audiovisuel public». «Il doit jouer un rôle singulier, central dans le paysage. Les chaines du service public sont au coeur de la vie quotidienne des Français. » Interrogée sur les critiques que subit le groupe et la récente polémique autour de la chaine numérique France TV Slash (une pétition mise en ligne à la mi-février reproche à France Télévisions d’y véhiculer des thèses «wokistes»), la ministre a estimé que s’il y avait des dérapages, «ils devaient être sanctionnés», mais s’oppose aux «faux-procès utilisés comme arguments pour justifier le démantèlement de l’audiovisuel public».

