Les deux enquêtes pour «viols sur mineurs» visant le producteur Gérard Louvin et son mari Daniel Moyne, ouvertes en janvier et août 2021, ont été classées sans suite en janvier par le parquet de Paris, qui a classé la première pour cause de prescription des faits et indiqué avoir mis un terme à la seconde pour «infraction insuffisamment caractérisée ». En janvier 2021, Olivier A. avait déposé une plainte, accusant son oncle Gérard Louvin d’avoir «favorisé» des viols incestueux commis sur lui par le mari du producteur, Daniel Moyne, dans les années 1980. Par la suite, plusieurs autres plaintes pour des «viols» et «agressions sexuelles» visant le couple avaient été déposées à Paris, et une enquête préliminaire avait été ouverte. Pierre Debuisson, avocat de plusieurs plaignants, se dit convaincu que des victimes non prescrites existent. «Mes clients attendent encore qu’elles se manifestent», a-t-il dit, précisant qu’ils «réfléchissent à déposer plainte avec constitution de partie civile» pour obtenir la désignation d’un juge d’instruction.

