L’actrice est visée par la plainte d’un ancien consultant qui l’accuse d’avoir falsifié le remboursement de ses dettes à son égard, a indiqué vendredi 24 juin une source judiciaire, confirmant une information de Libération. Selon le quotidien, cette mise en examen est intervenue en octobre 2020. «Je ne fais aucun commentaire sur cette affaire ancienne qui se dirige vers un non-lieu car il n’y a pas de charge», a déclaré à l’AFP son avocat, maître Olivier Pardo. La patronne de l’agence de paparazzi Bestimage, «Mimi» Marchand, de son vrai nom Michèle Marchand, est également poursuivie pour complicité. Selon Libération, l’origine de cette affaire remonterait à 2011, lorsqu’un consultant en stratégie, Sébastien G., est appelé à gérer la société de l’actrice, Isia Films. «Il lui ouvre une ligne de crédit sur son compte bancaire personnel, paie certains de ses impôts, lui fait attribuer une carte American Express», raconte le journal. Mais les relations s’enveniment alors qu’Isabelle Adjani aurait dépensé l’argent sans compter, selon le quotidien : «En juillet 2012, Sébastien G. lui retire la carte bancaire qui semble fonctionner comme un puits sans fonds. Quatre jours plus tard, il est démis de son rôle de gérant d’Isia Films.» L’actrice doit alors 157.000 euros que Sébastien G. lui aurait avancés. «Pour rassurer son créancier, Isabelle Adjani lui aurait adressé des preuves de paiement par virement, des mails de la banque et autres documents censés attester du versement des fonds et de sa bonne foi. Mais en réalité, l’argent ne serait jamais arrivé à son destinataire», écrit Libération.

