Rémunération d’une source ou juste paiement d’un travail éditorial ? Libération s’interrogé sur une prestation faite par Fayard du temps de Sophie de Closets, l’ex-patronne du groupe. Au coeur de «l’embrouille entre la nouvelle patronne de Fayard, Isabelle Saporta, et les journalistes d’investigation Gérard Davet et Fabrice Lhomme, il y a une différence d’interprétation sur un contrat daté du 15 janvier 2019, dont le Canard enchaîné avait révélé l’existence en mars 2021», ajoute le quotidien daté du 25 juin. Ce contrat a été passé par Sophie de Closets et Jérôme Lavrilleux, ancien directeur de cabinet de Jean-François Copé à la présidence de l’UMP et l’un des acteurs de premier plan de l’affaire Bygmalion dans laquelle Nicolas Sarkozy a été condamné à un an de prison ferme. « L’ex-chef de l’Etat, qui a fait appel, est furieux de cet accord financier sur le livre qui l’incrimine. Ce contrat, que Libération a consulté, justifie la rémunération de Lavrilleux par le “matériel documentaire” qu’il a fourni […] pour l’écriture du livre “La Haine”, publié il y a trois ans. Il promet au “repenti” de l’UMP une rétribution garantie de 25.000 euros, assortie d’un bonus proportionnel au niveau de ventes de l’ouvrage (jusqu’à 25.000 euros si elles atteignent 60.000 exemplaires).» Une faute, selon la nouvelle directrice de la maison d’édition, Isabelle Saporta.

