Dans un fil Twitter, la Lettre A a expliqué que «les dirigeants du groupe Jeune Afrique attaquent Indigo devant le tribunal de commerce» pour «dénigrement», et qu’il s’agirait, selon cette même source, d’une «action inhabituelle qui a des conséquences pour toute la presse», car elle menacerait tout média voulant enquêter sur les autres et sur leurs actionnaires. «L’assignation du groupe Jeune Afrique fait suite à la révélation, par la Lettre A, de l’entrée à son conseil d’administration de deux hommes d’affaires ivoiriens, nommés pour représenter de mystérieux actionnaires dissimulés derrière une société offshore. Nous avions également dévoilé la recherche active de fonds par les dirigeants de Jeune Afrique, au sortir du Covid. Au point d’envisager d’accueillir des Etats africains à leur capital, d’après un document que la Lettre A s’est procuré. […] Un troisième article est ciblé par Jeune Afrique : il mettait en lumière un partenariat publicitaire entre le magazine et… le Quotidien du peuple, journal officiel du Parti communiste chinois. Jeune Afrique exige la suppression de ces trois articles et entend nous interdire d’en publier de nouveaux. […] Nous mettons aujourd’hui ces articles en accès libre.»

