La crise semble s’être quelque peu apaisée à Libération. Après l’annonce d’un plan de réduction des coûts qui prévoyait une baisse “temporaire” de 10% des salaires des employés, les syndicats, la Société civile des personnels et le Comité d’entreprise avaient appelé mardi à une assemblée générale, dans laquelle 90% des présents avaient voté en faveur d’une motion de défiance qui réclamait le départ de Nicolas Demorand et Philippe Nicolas pour “rendre possible la mise en place d’un vrai projet de développement et d’un plan d’économies légal et crédible”. Mais, le lendemain, selon les Echos, le directoire a réussi à se réapproprier la confiance des actionnaires au cours d’une réunion qui a duré 2 heures. “Démissionner serait lâche dans ce contexte”, aurait déclaré Nicolas Demorand, au cours de cette réunion, selon l’hebdomadaire Le Nouvel Observateur. Libération a subi une dégringolade de ses ventes au numéro, qui ont plongé de presque 30% cette année. Après trois ans à l’équilibre, “Libé” devrait perdre plus d’un million d’euros en 2013.

