Les attentats du 13 novembre en France n’auraient “pas eu lieu” sans l’utilisation d’outils de communications cryptées qui ont permis aux djihadistes d’échapper aux radars de la surveillance, a expliqué dans une interview publiée mercredi Michael Rogers, le patron de l’agence de renseignement américaine NSA. La publication de ces propos intervient mercredi en plein bras de fer aux Etats-Unis entre groupes technologiques, Apple en tête, et le gouvernement américain sur la protection des données stockées dans des téléphones réputés inviolables (voir cicontre). Michael Rogers a affirmé être en faveur du cryptage pour la sécurité sur Internet, mais a fait part de ses réserves quant aux appareils qui ne peuvent pas être décryptés, même par des injonctions de justice ou des autorités.

