Invitée sur France Inter jeudi, Aude Lancelin, l’exnuméro 2 de L’Obs, a qualifié son éviction de “purge” politique. Nous avons des preuves que l’actionnariat du groupe est intervenu dans cette affaire”, a-t-elle assuré. Celle-ci “est réellement devenue pleinement politique à partir du moment où Claude Perdriel (actionnaire minoritaire à hauteur de 34 % et fondateur du journal, ndlr) a donné des raisons politiques à mon éviction”. “Il l’a fait en conseil de surveillance en affirmant que je transgressais la charte sociale-démocrate du journal. (…). Il a réitéré ses accusations auprès d’une journaliste du Figaro”, at- elle détaillé. Pour rappel, Matthieu Croissandeau, le directeur de la rédaction, avait notifié à Aude Lancelin son renvoi à la mi-mai. Cette dernière a ensuite obtenu le soutien de la rédaction, ainsi que celui de nombreux intellectuels attachés à l’hebdomadaire de gauche, tels que Claude Lanzmann ou Etienne Balibar.

