Plusieurs dizaines de journalistes de la télévision publique TVE en Espagne se sont rassemblés vendredi pour un sit-in improvisé devant le bureau du nouveau chef de l’information, José Antonio Alvarez Gundin, fraîchement arrivé du journal de droite La Razon, pour protester contre le remaniement de l’équipe à la tête du Journal télévisé (JT) qu’il venait d’annoncer. Disant craindre “que ces changements puissent masquer l’intention d’imposer un contrôle encore plus grand sur l’information”, la Société des rédacteurs (Consejo de Informativos) estime que la nouvelle direction, en écartant certains cadres, “casse la colonne vertébrale des journaux télévisés”. Les deux principaux syndicats espagnols ont été plus virulents encore. Commissions Ouvrières (CCOO) voit derrière ces remplacements “l’intention claire d’exercer un contrôle plus grand et de manipuler l’information” tandis qu’il dénonce la “prise en otage des JT de TVE”. Ce syndicat considère que la nomination de José Antonio Alvarez Gundin a été imposée par le Parti populaire” (PP, droite), au pouvoir en Espagne.

