Les deux groupes britanniques ont réussi à s’entendre sur un accord concernant leur plateforme de streaming commune censée concurrencer Netflix.
Si le lancement de Salto risque de prendre encore du temps en France, son équivalent britannique baptisé BritBox ne devrait plus tarder à faire son apparition sur le marché du streaming. Créé par ITV et la BBC, ce service de vidéo à la demande sera lancé au quatrième trimestre de l’année 2019 après que les deux groupes britanniques ont annoncé avoir conclu un accord. Le prix de l’abonnement de base de BritBox sera de 5,99 livres par mois (6,66 euros). Un coût bien moins élevé que le moins cher des abonnements à Netflix qui s’élève à 8,99 livres par mois. La nouvelle plateforme de streaming britannique proposera “dès son lancement plusieurs milliers d’heures de programmes télé britanniques parmi les plus appréciés”, ont annoncé ITV et la BBC. Parmi les programmes qui seront disponibles sur BritBox, le public retrouvera de très nombreuses émissions et fictions produites par les deux groupes audiovisuels britanniques comme “Love Island”, “Famalam”, “Gavin & Stacey”, “Gentleman Jack” ou encore “Broadchurch”. Par ailleurs, ITV et la BBC prévoient de commander aux studios britanniques des contenus spécialement conçus pour cette nouvelle plateforme, dont le premier sera disponible en 2020. Les nouvelles productions du groupe privé et du groupe public seront mises en ligne sur Brit- Box une fois sorties de la fenêtre de diffusion et de catch-up. ITV possédera 90 % de la société commune, tandis que la BBC se contentera des 10 % restants. Le groupe public aura toutefois la possibilité de faire monter sa participation dans le capital de BritBox à hauteur de 25 % par la suite. Une répartition assez déséquilibrée qui s’explique par le fait que ITV, dont le modèle économique privé dépend essentiellement de la publicité, a énormément souffert des baisses d’audiences liées au départ des téléspectateurs britanniques vers les plateformes de streaming comme Netflix. Les négociations entre les deux groupes ont d’ailleurs été parfois tendues car, selon le Financial Times, la BBC a cherché à privilégier sa propre plateforme de streaming.


