La chroniqueuse judiciaire du Canard enchaîné, Dominique Simonnot, a vu l’une de ses conversations avec l’une de ses sources être écoutée et retranscrite en 2014 dans le cadre de l’affaire dite “Paul Bismuth”, révèle l’hebdomadaire. Son interlocuteur était un magistrat qui souhaitait s’exprimer sous couvert de l’anonymat. La ligne portable de ce dernier était alors sur écoute dans le cadre d’une information judiciaire visant Nicolas Sarkozy et son avocat pour des soupçons de corruption d’un haut magistrat, Gilbert Azibert. “Adieu la protection du secret des sources, pourtant sacrée et garantie par la loi sur la presse, la Convention européenne des droits de l’Homme et la jurisprudence”, a dénoncé le journal satirique.

