Après une première lettre le 7 mai, dans laquelle elle dénonçait des “dysfonctionnements multiples et récurrents”, “entravant l’exercice [du] métier”, l’Association des journalistes de défense met la pression sur le ministère des Armées, accusé de compliquer le travail des journalistes, rapporte Le Monde. L’AJD reproche au ministère une communication erratique, des autorisations trop limitées, des événements annoncés sans préavis et des pressions sur les journalistes. Une réunion devait permettre d’apaiser les tensions le 9 juin, au siège du Point, entre six membres de l’AJD et les communicants de l’armée. Mais comme le conseiller pour la presse du cabinet de la ministre Florence Parly n’était pas présent, les journalistes ont préféré ajourner. La ministre a expliqué à l’Assemblée mardi “vouloir faire toute la clarté sur ce qui n’a pas fonctionné et voir comment nous pouvons améliorer ce dialogue”. Le Monde rapporte également que l’élimination de l’émir d’Al-Qaida, Abdelmalek Droukdel, le 3 juin, au Mali, n’a donné lieu à aucun briefing aux journalistes comme c’est traditionnellement le cas.

