Alors que le spectacle vivant semble à bout de souffle, Xerfi Precepta, un cabinet d’analyse indépendant, pense la révolution numérique est riche d’opportunités pour la filière. Explications.
La filière du spectacle vivant marque le pas. Selon une étude publiée jeudi par Xerfi Precepta, un cabinet d’analyse indépendant, la croissance du chiffre d’affaires des exploitants de salles a chuté de 4,2% en 2012 et perdu 0,6% en 2013. La faute, selon Julien Pillot, auteur de cette étude, “au numérique qui fait voler en éclats l’organisation de la filière”. Comprendre : “Plus qu’à une simple évolution de leurs business models, les entrepreneurs du spectacle vivant doivent faire face à une véritable révolution. Le numérique bouleverse en effet la manière dont le public consomme les spectacles vivants, explique-t-il. En fait, il brouille la frontière entre le présentiel, le virtuel et le spectacle enregistré par les équipements fixes et nomades (smartphones) qui permettent des échanges de données à très haut débit (notamment via les réseaux sociaux). Dès lors, il s’agit pour les opérateurs de comprendre les enjeux liés à la poussée du digital pour adapter leurs stratégies”. Xerfi Precepta prend pour exemple Warner qui propose désormais aux artistes des contrats couvrant la production de disques ou l’organisation de spectacles et le merchandising. Au final, ces nouveaux entrants comme Venteprivée. com, Fimalac, Lagardère ou Vivendi permettent de faire entrer les spectateurs dans un véritable écosystème d’affaires propice à stimuler la consommation. Pour mieux réenchanter la filière ?


