Une enquête préliminaire a été ouverte mercredi 27 avril après une vague d’actes de malveillance d’une ampleur sans précédent visant le réseau national de fibre optique, a indiqué le parquet de Paris. La section cyber de ce parquet a ouvert une enquête pour « détérioration de bien de nature à porter atteinte aux intérêts fondamentaux de la Nation », « entrave à un système de traitement automatisé de données » et « association de malfaiteurs », concernant ces incidents qui ont entraîné mercredi des ralentissements et des coupures d’accès à internet dans plusieurs grandes villes françaises, dont Grenoble, Besançon, Reims et Strasbourg. Opérateur le plus touché, Free a dénoncé sur Twitter de « multiples actes de malveillance » sur des câbles, commis « dans la nuit et la matinée ». Et affirme que le problème est « circonscrit » et presque entièrement résolu. A la mi-journée, l’opérateur a posté des photos qui montrent des câbles sectionnés, sans préciser où elles avaient été prises. L’opérateur SFR, également concerné, a confirmé « plusieurs coupures de fibre » autour de Lyon et en Ile-de-France, dont l’origine « est inconnue ».

