Auteur d’un article mettant en cause à tort Raquel Garrido et Alexis Corbière, Aziz Zemouri a été mis à pied et convoqué pour un entretien préalable à un possible licenciement, a appris l’AFP le 24 juin de sources concordantes, confirmant une info de Libération. Contacté par l’AFP, le journaliste a présenté ses «excuses les plus sincères» au couple de députés Nupes- LFI de Seine-Saint-Denis, estimant avoir été «victime d’une manipulation». L’hebdomadaire est dans la tourmente depuis la publication sur son site d’un article accusant Raquel Garrido, et Alexis Corbière d’exploiter une femme de ménage algérienne sans papiers. Fait très rare, l’article a été retiré jeudi 23 juin, le directeur du Point, Étienne Gernelle, reconnaissant «des erreurs et des manquements à la prudence» et s’excusant auprès des députés et des lecteurs. Si Aziz Zemouri amenait de nombreux scoops, il avait une déontologie douteuse, employait des mots étranges envers les victimes («call girl» , à l’égard de l’actrice Sand Van Roy qui avait porté plainte pour viol contre Luc Besson), modifiait des articles sans le mentionner (cf. LLA du 11 décembre 2018) et avait un parti pris qui a mis plus d’une fois sa rédaction et son journal en danger.

