«Les deux candidats à la présidentielle ont choisi de manière discrétionnaire, et ont obtenu, d’écarter une de nos consoeurs de France 2 du débat du 20 avril au mépris de la liberté de la presse et de l’indépendance de l’audiovisuel public.» indique le SNJ dans un communiqué vendredi. Le syndicat s’est également indigné que la direction du réseau France 3 a imposé ce même vendredi «la diffusion d’une interview de dix minutes de Marine Le Pen, réalisée à Avignon, à l’ensemble des antennes du réseau». Ajoutant que c’est le président-candidat Emmanuel Macron qui devait, le lendemain, «avoir droit à nos faveurs et à un traitement identique, toujours sans aucune concertation avec l’ensemble des rédactions et de l’encadrement ». Le SNJ s’élève contre ces pratiques autoritaires imposées d’en haut à des rédacteurs en chefs et des journalistes placés, une fois de plus, devant le fait accompli. Rappelons que le groupe bataillait pour avoir le président sortant sur son antenne lors du premier tour.

