Dans une tribune publiée dans le Monde, mercredi après-midi, un grand nombre d’acteurs du monde des médias se sont mobilisés contre l’un des amendements de la loi Macron. Baptisée “Secret des affaires : informer n’est pas un délit”, cette tribune a notamment été cosignée par des journalistes (Elise Lucet ou Fabrice Arfi, et Edwy Plenel de Médiapart) ou encore de grands médias tels que l’AFP, France 2, BFMTV, Europe 1 et France Inter. L’amendement sur le “secret des affaires” est actuellement débattu à l’Assemblée nationale dans le cadre de l’examen de la loi Macron. Dans le détail, cette disposition propose de sanctionner quiconque révèlerait sans autorisation préalable une information dite “sensible” à propos d’une entreprise. Et si ces informations portaient atteinte à ses “intérêts stratégiques”, les peines encourues pourraient doubler. Pour les signataires, cet amendement “autorise ni plus ni moins une censure inédite en France” et “laisse la libre interprétation aux seules entreprises de ce qui relèverait désormais du secret des affaires”. Sur Twitter, le ministre de l’Economie Emmanuel Macron a répondu à l’inquiétude des journalistes en expliquant que cet amendement visait “uniquement à protéger nos entreprises de l’espionnage économique” et qu’il “n’est pas question de réduire en quoi que ce soit la liberté de la presse.”

