Après s’être lancé à grands frais dans l’achat de titres de presse dans la décennie précédente, Altice n’en possède plus aucun. Le groupe va se séparer de Libération pour le transférer dans une société à but non lucratif, un dispositif inspiré de Mediapart et inédit pour un quotidien en France. Le groupe de Patrick Drahi s’est engagé à éponger ses dettes (entre 45 et 50 millions d’euros), selon un courriel consulté par l’AFP. “Cette structure garantit à Libération sa totale indépendance éditoriale, économique et financière”, indique le document en précisant qu’elle sera “présentée aux instances représentatives du personnel” et déclenchera l’ouverture de la clause de cession”. “Les droits actuels de la rédaction seront intégralement maintenus et garantis”, ajoute le texte. Le groupe Altice va créer un fonds de dotation pour une presse indépendante, qui acquerra, via une filiale (Presse Indépendante SAS) le journal, sa régie et sa société de développement technologique.

