Les élus du quotidien Libération ont fait part de leur colère et de leur inquiétude lundi, faute de voir arriver les 4 millions d’euros d’apport d’urgence promis par Bruno Ledoux, président du Conseil de surveillance et coactionnaire du journal. M. Ledoux avait promis jeudi le versement “imminent” de cette somme, pour renflouer la trésorerie de Libération, en quasi-cessation de paiement. “Ces 4 millions ne sont pas là. L’équipe a perdu confiance dans cet actionnaire, qui nous mène en bateau”, a déclaré Tonino Serafini, délégué Sud, au cours d’une conférence de presse organisée en urgence avec les autres représentants syndicaux. La prochaine échéance est celle du 9 avril, lorsque prendra fin la période de conciliation prévue par le tribunal de commerce.

