Le site Omerta, lancé en novembre dernier, dirigé par Régis le Sommier, ancien cadre de la rédaction de Paris Match et dont la ligne éditoriale est proche des thèses de l’extrême droite, se décline en version «print». Il s’agit d’un magazine trimestriel, baptisé «Omerta magazine», comportant 112 pages, imprimé à 72.000 exemplaires, diffusé dans les kiosques de l’Hexagone au prix de 14.90 euros. Le premier numéro est consacré au conflit ukrainien, avec son parti pris éditorial : «Ukraine , la vérité qui dérange». De nombreuses personnalités y ont collaboré, dont Michel Onfray, Bernard Squarcini, Henri Guaino, Eric Conesa, Arno Klarsfeld… Omerta a été financé par Charles d’Anjou qui, après avoir été conseiller municipal à Yvetot puis candidat Les Républicains aux législatives en 2017, a quitté la politique. «Il réapparaît à la tête d’Omerta, un média dont la ligne éditoriale semble porter la voix du Kremlin en France, ce que dément formellement l’intéressé» selon le quotidien Paris-Normandie, dans une édition récente.

