Au nom de la liberté d’informer, de nombreux médias et associations de journalistes ont soutenu cette semaine l’animatrice de «Zone interdite» Ophélie Meunier, sous protection policière après des menaces pour un reportage sur l’islamisme. «On est maintenant un petit club de personnes sous protection policière pour les mêmes raisons. Pour ma part, ça fait sept ans», a rappelé vendredi 4 février sur LCI l’ancienne journaliste de Charlie hebdo et militante Zineb El Rhazoui. Avant cela, une avalanche de réactions avait déferlé pour soutenir la présentatrice de «Zone interdite » sur M6, dont le numéro du dimanche 23 janvier était consacré à la montée de l’islam radical. À moins de trois mois de l’élection présidentielle et dans un contexte de forte crispation autour des questions identitaires en France, l’émission a provoqué des réactions très tranchées sur les réseaux sociaux. Certains y ont vu une description fidèle et alarmante de la montée de l’islamisme, d’autres une présentation alarmiste et stigmatisante de l’ensemble des Musulmans.

