Une réforme des tarifs postaux appliqués à la presse a été annoncée lundi par les ministères de l’Economie et de la Culture, visant notamment à développer le portage à domicile dans un contexte d’érosion des volumes distribués. “L’accès à une presse pluraliste sur l’ensemble du territoire et dans de bonnes conditions constitue un enjeu démocratique”, estimé le communiqué ministériel. Cette réforme prévoit l’instauration “d’une seule grille tarifaire” pour toutes les publications de presse, la suppression de l’aide au portage dans sa forme actuelle et la création “d’une aide à l’exemplaire réservée aux titres d’information politique et générale (IPG)”, jusqu’alors avantagés par les tarifs préférentiels. Celle-ci sera “scindée en deux parties” : une aide à l’exemplaire “posté”, dégressive après 2023, et une aide à l’exemplaire “porté”, calculée “de sorte à créer une véritable incitation pour les titres à recourir au portage”. Également au programme, “la régulation, en lien avec l’Arcep, de l’activité de portage de presse” et la “création d’un observatoire de la qualité de la distribution de la presse abonnée […] réunissant les représentants de la presse et de La Poste”.

