Encore un qui ne sait rien et n’a rien vu. Alors qu’il a été interrogé «injustement» par la police marocaine dans une affaire de pédophilie au Maroc (pays avec lequel il avait des liens, en tant que président de l’Institut du monde arabe), il ne craint rien, il est innocent.
«Il n’y a pas une ombre de preuve», «j’ai été naïf», explique-t-il avec une arrogance qui dérange notamment les journalistes qui l’interrogent.
Sous la pression de l’Elysée et de Matignon, qui estiment qu’après la découverte de son nom dans les dossiers de l’affaire Epstein, Jack Lang devrait «penser à l’institution» qu’il préside, ce dernier a fini par remettre sa démission samedi 7 février, même s’il nie toujours avoir eu connaissance des crimes sexuels commis par le financier américain.
«Si tu pars, ça sera moins humiliant que si on te vire», lui aurait confié un conseiller gouvernemental.
En effet, l’exécutif avait demandé au Quai d’Orsay de convoquer l’ex-ministre pour qu’il s’explique.
Depuis sa démission, les langues se délient : l’ex-président du Festival de Cannes, Pierre Lescure, a ainsi révélé sur X que l’ancien ministre de la Culture n’était plus invité à Cannes «à cause de notes impayées importantes».
S.M.

