Dans un article publié sur son site internet, la Quadrature du Net (association de défense des libertés sur le web) alerte sur le projet de loi Jeux olympiques du gouvernement et dénonce une «démission totale de la CNIL» sur ce sujet : «L’article 7 de la loi sur les Jeux olympiques a été adopté par l’Assemblée, actant l’entrée formelle de la vidéosurveillance algorithmique (VSA) dans le droit français, jusqu’en décembre 2024. (…) Le gouvernement a réussi à faire accepter une des technologies les plus dangereuses jamais déployées.» Et d’ajouter : «Le mensonge de la biométrie : le gouvernement a répété et inscrit dans la loi que la VSA ne relevait pas de la surveillance biométrique. C’est totalement faux. Cette technologie identifie, analyse, classe en permanence les corps, les attributs physiques, les gestes, les silhouettes, les démarches, qui sont incontestablement des données biométriques.» Selon la Quadrature du Net, cette loi servirait de cheval de Troie de la surveillance biométrique au plan international et place la France au premier rang des Etats à l’utiliser en Europe. Les lanceurs d’alerte ajoutent : «Cette première légalisation de la vidéosurveillance automatisée va nécessairement ouvrir la voie à toutes les autres technologies de surveillance biométrique : audiosurveillance algorithmique, reconnaissance faciale, suivi biométrique des personnes a posteriori.»

