Est-ce la fin du mutisme et la sortie du K.O. ? Après des semaines de silence et de retrait, les figures majeures du Parti démocrate reprennent la parole. Le réveil démocrate a en réalité débuté avec l’arrivée de Joe Biden à New York, le 23 mars (voir La Lettre de l’audiovisuel du 25 mars : Joe Biden et son épouse au théâtre à New York pour tenter de relancer les démocrates). Invité à une représentation spéciale d’une pièce à Broadway, l’ancien président a brièvement pris la parole en coulisses, devant la troupe et quelques journalistes, et évoqué «l’importance de tenir bon face à ceux qui menacent nos libertés fondamentales». Le sénateur Cory Booker a continué avec le plus long discours de l’histoire du Congrès américain, d’une durée de 25 heures et 5 minutes, entamé le 31 mars à 19 h et terminé le 1er avril à 20h05, pour protester contre les politiques du président Donald Trump. Le 3 avril, Barack Obama a pris le relais lors d’une conférence au Hamilton College. Il a critiqué les nouvelles taxes imposées par Trump, les pressions sur les universités et les attaques contre la presse. «Le soutien passif aux valeurs démocratiques ne suffit plus», a-t-il déclaré, appelant les citoyens à se mobiliser, même au prix de certains sacrifices. Le 4 avril, Kamala Harris s’est exprimée à son tour au Leading Women Defined Summit. Elle a fustigé les grandes entreprises et les cabinets d’avocats «qui capitulent face à la peur» et acceptent les exigences du pouvoir. En toile de fond : l’accord passé entre la Maison Blanche et le cabinet Willkie Farr & Gallagher LLP, où travaille son mari Doug Emhoff.

