L’ex-patronne de la maison arlésienne estime que la priorité reste « la pérennité et l’indépendance du groupe ». A la suite d’un plan de sauvegarde de l’emploi, vingt-neuf salariés sur deux cent neuf quitteront l’entreprise. Vous pouvez partager un article en cliquant sur les icônes de partage en haut à droite de celui-ci. Actes Sud traverse une passe difficile. La direction de la maison d’édition arlésienne indépendante a dû se résoudre, en mars, à recourir à un plan de sauvegarde de l’emploi. Sur un effectif de deux cent neuf salariés en CDI, trente postes sont supprimés, ce qui devrait se solder par vingt-neuf départs, dont seize candidats au plan de départs volontaires, accompagnés de mesures de reconversion et de formation. Une création de poste est attendue. La date butoir pour prétendre au plan de départs volontaires était fixée à mardi 8 août à minuit, et la commission de suivi a donné son aval à l’opération jeudi 10 août. Les partants sont essentiellement des salariés établis à Arles (Bouches-du-Rhône) et, dans une moindre mesure, à Paris. Fait rare, la CGT, seul syndicat majoritaire dans l’entreprise, avait, dès le début, paraphé cet accord. « Nous sommes confrontées à une crise de croissance, pas à une crise économique », admettent de concert Françoise Nyssen, qui a passé la main à la troisième génération mais reste présidente du conseil de surveillance d’Actes Sud, et Anne-Sylvie Bameule, présidente du directoire depuis le début de 2023.