La Société des journalistes et du personnel de Libération (SJPL) a dénoncé le “non-respect” du groupe Altice, actionnaire du journal, des engagements qu’ils avaient négociés l’an dernier après des remous liés à un forum controversé au Gabon. Dans son communiqué, la SJPL a rappelé qu’elle avait “signé un accord-cadre” en octobre avec la direction du quotidien et son actionnaire qui devait donner aux salariés du journal “de nouveaux droits d’information et de vérification”, et prévoyait leur “retour au capital”. Cet accord devait notamment permettre d’éviter une nouvelle crise telle que celle déclenchée l’an dernier par les révélations sur les conditions d’organisation par le quotidien d’un forum en 2015 à Libreville (Gabon). Cette affaire avait “scandalisé la rédaction et entraîné l’adoption d’une motion de défiance” ont rappelé les salariés. Ces derniers s’insurgent aujourd’hui qu’Altice soit “revenu sur plusieurs points majeurs” qui figuraient dans l’accord-cadre, ce qu’ils jugent “inadmissible”. De son côté, le groupe Altice a indiqué à l’AFP que “des dispositions ont d’ores et déjà été mises en oeuvre” et que “les échanges se poursuivent” avec les salariés de Libération.

