Marie Laguerre gagne son procès pour cyberharcèlement. A l’heure où Aurore Bergé et d’autres membres du gouvernement viennent de recevoir des menaces de mort, de violence contre leurs enfants, un signal vient d’être envoyé contre l’impunité sur les réseaux sociaux. Vendredi dernier, le verdict contre l’homme accusé d’avoir participé au cyberharcèlement de Marie Laguerre en 2018 a été rendu. Le message retenu était le suivant : «Marie, tu as insulté et injurié d’un doigt d’honneur un mec, si j’avais été à sa place, je t’aurais sûrement massacrée, sale merde ! PS : T’es trop moche pour te faire draguer.» «Il a été condamné à 4 mois de prison avec sursis, 800 euros d’amende, à suivre un stage de citoyenneté dans un délai de 6 mois à ses frais, à la publication du verdict pendant un jour à l’Est Républicain à ses frais et à me payer 3 000 € de dommages et intérêts», indique l’architecte qui avait été victime d’un coup de poing dans la rue. La vidéo de son agression était devenue virale. «Je me réjouis de cette décision du tribunal de Nancy. Cette condamnation traduit une reconnaissance de l’impact, très réel, du cyberharcèlement sur nos vies. Elle participe à la lutte contre l’impunité des violences en ligne», indique-t-elle sur son Instagram. «Je suis fière de n’avoir rien lâché depuis maintenant 5 ans, et j’espère que cette décision enverra un message fort aux autres : oui on peut se retrouver condamné pour un message, caché derrière un pseudo et caché derrière un écran. L’homme a fait appel sans surprise au vu de sa lâcheté et arrogance à ne rien vouloir reconnaître. On continue donc à la Cour d’appel. Elle est là aussi la violence, nous user à coup de procédures, prendre notre temps, argent, énergie, pour revivre encore et encore la violence. Mais soit, j’ai pas peur ! See you there ! Et la décision du tribunal de Nancy, elle, reste avec tout ce qu’elle signifie de positif» a-t-elle poursuivi lundi sur Instagram. Le gouvernement planche sur une loi anti harcèlement en ligne encore plus poussée pour lutter contre ce fléau. Sandra Muller