Après avoir fait scandale en publiant un texte et un dessin dépeignant la députée de La France Insoumise (LFI), Danièle Obono, en esclave, Valeurs actuelles pourrait bientôt faire face à la justice. Une enquête préliminaire a été ouverte pour “injures à caractère raciste”, a annoncé le procureur de Paris, Rémy Heitz. Cette dernière a été confiée à la Brigade de répression de la délinquance contre la personne (BRDP), précise le procureur dans son communiqué. De son côté, Danièle Obono, qui dénonçait “une insulte à [ses] ancêtres, sa famille” et “à la République”, a indiqué “réfléchir” à porter plainte contre Valeurs actuelles. Le président de la République avait aussi appelé la députée pour lui faire part de sa “condamnation claire de toute forme de racisme”, selon l’Elysée. Le Premier ministre avait quant à lui déploré sur Twitter une “publication révoltante (qui) appelle une condamnation sans ambiguïté”, assurant partager “l’indignation de la députée”. La direction de Valeurs actuelles a depuis présenté ses excuses.

