Florence Hartmann, l’ancienne porte-parole du Tribunal pénal international de l’ex-Yougoslavie (TPIY), a été libérée dans la journée de mardi, a indiqué son avocat Guénaël Mettraux. Pour rappel, elle avait été arrêtée jeudi dernier alors qu’elle se trouvait à La Haye pour le jugement de Radovan Karadzic, l’ancien leader des Serbes de Bosnie, condamné pour génocide à 40 ans de prison. Il lui était reproché d’avoir publié en 2007 un livre dans lequel elle évoque deux décisions confidentielles rendues par la cour d’appel du TPIY et qui, selon elles, aurait permis de prouver l’implication de l’Etat serbe dans le génocide de Srebrenica, qui a coûté la vie à près de 8 000 Bosniaques en 1995. La Française, avait alors été condamnée à payer une amende de 7 000 euros, ce qu’elle avait refusé de faire.

