La perspective d’une dissolution de Salto se rapproche, France Télévisions ayant acté vendredi 19 janvier devant ses instances son désengagement de la plateforme, qu’elle détient à parts égales avec M6 et TF1 et qui a besoin d’un repreneur pour subsister. «La dissolution» et la «cessation des activités» de la plateforme lancée en octobre 2020 étaient à l’ordre du jour d’un Comité social économique (CSE) central extraordinaire de France Télévisions. «La dissolution n’est pas actée, si elle l’est ce ne sera pas devant les instances de France Télévisions mais devant celles de Salto», a expliqué Antoine Chuzeville, représentant syndical SNJ au CSE central. En revanche, la présidente de France Télévisions, Delphine Ernotte, a confirmé qu’«il faut céder Salto», prenant acte des désaccords entre les trois actionnaires et de la volonté de TF1 «de se désengager, de ne plus mettre d’argent», a rapporté l’élu syndical. «S’il n’y a pas de repreneur dans les jours ou semaines qui viennent, ce sera la dissolution», a-t-il ajouté. Salto emploie actuellement 42 personnes en CDI, et 8 CDD. Parmi eux, certains venaient des entreprises actionnaires et seront, en cas de dissolution, «repris par l’entreprise d’origine», selon Antoine Chuzeville.