Les économies d’une vie parties en fumée en trois clics : face à l’explosion des arnaques financières sur Internet, le parquet de Paris, la répression des fraudes, les gendarmes de la Bourse et des banques ont décidé d’unir leurs forces. En six ans, les sommes qui se sont volatilisées dans les méandres du Net sont colossales, de l’ordre de 4,5 milliards d’euros, selon les estimations de François Molins, procureur de la République. “La promesse de l’argent facile et sans risque est un leurre absolu”, a martelé le procureur, dans un document commun avec l’Autorité des marchés financiers (AMF), la Direction générale de la concurrence de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) et l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR, le régulateur bancaire). Leur principale cible : le marché des changes ou forex, l’un des plus grands marchés mondiaux, sur lequel s’échangent les monnaies 24 heures sur 24, mais qui, contrairement à ceux dédiés aux actions, n’est pas régulé. Le forex représente ainsi à lui seul 41 % des 14 500 appels reçus en 2015 par le gendarme boursier.

