Après la chaîne France 24, suspendue au Burkina Faso depuis le 27 mars, la junte militaire au pouvoir a expulsé samedi 1er avril les correspondantes du Monde et de Libération, respectivement Sophie Douce et Agnès Faivre. Les deux journalistes ont atterri à Paris ce dimanche 2 mars au matin. L’antenne de Radio France Internationale (RFI) avait déjà été suspendue dans le pays en décembre dernier. Pour le moment, seuls des médias français ont été sanctionnés par les autorités burkinabè. Le Monde et Libération dénoncent une mesure «inacceptable» et «arbitraire», qui confirme selon Libération «que la liberté de la presse au Burkina Faso est lourdement menacée».