L’outil de Twitter qui doit normalement empêcher que des utilisateurs republient des contenus déjà identifiés comme illégaux a mal fonctionné le 8 juin, jour de l’attaque au couteau d’Annecy, ainsi que les jours suivants. L’outil a donc laissé «s’opérer des remises en ligne des contenus vidéo montrant les agressions», selon un mail du régulateur, l’Arcom. L’autorité a reçu ces explications mercredi, lors de l’audition de la directrice des affaires publiques de Twitter France, puis a envoyé ce courrier à la Commission européenne. «Twitter a dû s’appuyer sur les signalements des utilisateurs et des autorités afin de modérer manuellement les republications», selon le mail consulté par l’AFP. «Twitter a également pris l’initiative de surveiller activement les hashtags pertinents pour identifier et supprimer les republications», ajoute l’Arcom. «En revanche, l’entreprise n’a pas informé ses partenaires (autorités, signaleurs de confiance…) de ce dysfonctionnement et de l’importance de continuer à signaler les nouvelles publications des vidéos», pointe l’autorité. Lors de son audition, la responsable de Twitter «a indiqué que l’entreprise n’avait à ce stade aucune explication sur les raisons du dysfonctionnement de l’outil ni de visibilité sur sa remise en état.»